
2026
Exploitation cinématographique25 Pages
IDCC :1307
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Dans l’ombre du grand écran, une armée de projectionnistes numériques, d’agents d’accueil, de programmateurs, de responsables confiserie et de techniciens son/image applique la convention collective de l’*exploitation cinématographique*, connue sous le sigle ccn cinéma et répertoriée idcc 1307. Héritière d’un accord de 1984, remaniée en profondeur en 2019 pour intégrer l’ère tout-numérique, la convention garantit aujourd’hui des règles sociales adaptées à plus de 11 000 salariés répartis dans les multiplexes, cinémas d’art et d’essai, circuits itinérants et drive-in renaissants.
La convention collective couvre toute entreprise dont l’activité principale est la diffusion publique et commerciale d’œuvres cinématographiques : établissements mono-salle de quartier, complexes de quinze écrans dans un centre commercial, salles associatives classées « Recherche », circuits périphériques de plein air ou encore structures itinérantes desservant les zones rurales. Les sociétés de production, de distribution ou de post-production suivent d’autres textes, mais un salarié détaché durablement dans la projection ou l’accueil d’un cinéma bascule de facto sous l’**idcc 1307**.
1. Exploitation & accueil : agent polyvalent billetterie-confiserie débutant, opérateur projection numérique, chef de salle.
2. Technique & maintenance : technicien son multicanal, référent serveur TMS, responsable sûreté-sécurité.
3. Programmation & gestion : assistant programmateur, chargé événementiel avant-première, directeur de complexe multi-sites.
Le passage d’un niveau à l’autre repose sur la technicité (normes DCI, accessibilité SME), l’autonomie opérationnelle et la taille d’équipe ou de P\&L géré.
Un avenant du 7 février 2025, étendu au 1ᵉʳ mai, fixe les planchers mensuels pour 35 h : 1 970 € bruts au premier niveau, 2 230 € pour un opérateur confirmé, 2 720 € pour un responsable technique et plus de 4 700 € pour un directeur de complexe XXL. Ces minima s’additionnent à un treizième mois (moitié juin, moitié décembre), à la prime d’ancienneté (+ 3 % à trois ans, + 6 % à six ans, plafond 15 %) et à la prime « soirée marathon » (0,30 €/h après minuit lors des avant-premières événementielles).
La ccn autorise une modulation annuelle (1 600 h) pour absorber vacances scolaires et sorties Disney. Limites : 10 h maximum par jour, 44 h de moyenne sur douze semaines, 48 h absolues. Les cadres programmation et direction peuvent passer en forfait-jours (213 j/an) assorti d’un entretien annuel « charge & droit à la déconnexion ». Le dimanche et les veilles de fêtes sont travaillés sur volontariat écrit, majorés de 30 % ou récupérés.
Risques spécifiques : exposition aux flashs laser DCP, port de cartons popcorn 20 kg, travail posté soirée. La convention collective impose protections auditives en cabine (> 85 dB), formation incendie (norme type L CTS), sièges ergonomiques en caisse et pause écran 10 mn/2 h. Mutuelle de branche (60 % employeur) : chambre individuelle, forfait ostéo-dos et dix séances psy/an (gestion pics Marvel). Prévoyance : maintien 90 % du net six mois, 80 % les six suivants ; capital décès : trois annuités.
Chaque salarié dispose d’au moins dix heures conventionnelles hors CPF. Priorités 2025 : maîtrise Dolby Atmos, projection laser RGB, accueil public sourd LSF, marketing TikTok séances spéciales, neutralité carbone bâtiment (LED, HVAC). Les CQP « Opérateur projection numérique » et « Responsable accueil-événement » jalonnent la montée en gamme.
Au socle légal s’ajoutent : + 1 jour après dix ans puis chaque quinquennat ; deux jours déménagement/3 ans ; congé « festival bénévole » (jusqu’à 15 jours sans solde, mutuelle maintenue). Départ en retraite : indemnité d’1/5 de mois par année, majorée 20 % au-delà de vingt ans de séances tardives.
La commission paritaire se réunit printemps (salaires) et automne (prospective). Sur la table : hologramme live-concert, IA programmation prédictive, e-ticketing blockchain, inclusion publics vulnérables. Tout avenant étendu s’intègre ipso facto à la convention, d’où l’importance d’une veille semestrielle pour DRH et exploitants.
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Mémo-clé : classifier correctement vos équipes, appliquer la grille 2025, tracer modulation & repos, budgéter treizième mois et prime d’ancienneté, investir formation tech-écoresponsable. Rigueur ainsi assurée, la convention collective, ou ccn, Exploitation cinématographique – convention, idcc 1307 – garantit que la magie du cinéma se projette aussi sur la protection sociale de celles et ceux qui la font vivre.
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