
2026
Restauration rapide25 Pages
IDCC :1501
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Rattachée à l'idcc 1501, la convention collective de la restauration rapide – souvent abrégée CCN Restauration rapide – encadre un univers où la production et le service s’enchaînent à grande vitesse : chaînes de burgers, sandwicheries, coffee shops, dark kitchens et concepts de street-food intégrés. Conclue en 1988 puis révisée pour tenir compte de la livraison à domicile, du click-and-collect et des nouveaux modes de travail connectés, cette convention régit aujourd’hui plus de 350 000 salariés répartis dans quelque 30 000 points de vente, du kiosque indépendant au réseau international. Son objectif est de combiner la flexibilité indispensable aux pics de fréquentation avec un socle social protecteur et lisible.
Relèvent de la ccn les entreprises dont l’activité principale est la préparation à l’avance ou à la commande, puis la vente en comptoir ou à emporter de produits alimentaires nécessitant une consommation rapide : burgers, pizzas, tacos, bagels, sushis, boissons barista, desserts prêts à déguster. L’appartenance dépend de la réalité économique : dès que la majeure partie du chiffre d’affaires provient de ce format, le site est soumis à l’idcc 1501, quels que soient son code APE, sa taille ou son canal de vente (physique, drive, livraison, food-court).
La grille conventionnelle comporte quatre niveaux – Employé, Employé qualifié, Agent de maîtrise et Cadre – chacun décliné en échelons basés sur la technicité, l’autonomie et la responsabilité managériale. À titre indicatif :
• Employé niveau 1 (crew membre débutant) : salaire minimum 2025 ≈ 1 780 € brut pour 35 h.
• Employé qualifié niveau 2 (shift leader) : ≈ 1 930 € brut.
• Agent de maîtrise niveau 3 (assistant manager) : ≈ 2 300 € brut.
• Cadre niveau 4 (directeur multi-sites) : ≥ 3 800 € brut.
Ces planchers, revus chaque 1ᵉʳ janvier, s’accompagnent d’un treizième mois facultatif mais très répandu, d’une prime d’ancienneté de 1 % par année (plafond 15 %) et, pour les postes de vente, de commissions indexées sur le chiffre d’affaires ou le taux de drive-time. Aucune rémunération ne peut être inférieure au SMIC, même en contrat étudiant à temps partiel.
La convention collective fixe la durée légale à 35 h mais autorise une modulation annuelle jusqu’à 1 607 h : les heures hautes (déjeuners, soirs, week-ends, matches, festivals) compensent les périodes creuses. Les amplitudes quotidiennes ne doivent pas excéder 10 h ; 11 h consécutives de repos sont obligatoires entre deux shifts.
• Travail de nuit (21 h-6 h) : majoration +20 %.
• Dimanche : majoration +50 % ou repos compensateur équivalent.
• Pause payée : 20 minutes dès 6 h de travail continu.
Les cadres autonomes peuvent opter pour un forfait-jours de 214 jours, à condition de bénéficier d’un entretien annuel sur la charge et la déconnexion numérique.
La branche a mis en place un régime santé-prévoyance paritaire :
• remboursement renforcé en optique et dentaire ;
• maintien de salaire à 90 % dès le 4ᵉ jour d’arrêt ;
• capital décès = 2 ans de rémunération ;
• rente invalidité majorée pour les salariés souffrant de troubles musculo-squelettiques liés à la répétitivité des gestes.
Les enseignes offrent souvent : ticket-repas à 60 % employeur, repas du personnel à tarif symbolique, remise de 30-50 % sur les produits hors service, forfait mobilité durable de 250 € pour celles et ceux qui se déplacent en vélo ou covoiturage.
Pilotée par l’OPCO Mobilités-Commerce, la ccn consacre environ 2,5 % de la masse salariale à la formation. Les CQP « Équipier polyvalent », « Référent hygiène HACCP » ou « Manager de point de vente rapide » balisent des trajectoires rapides : un équipier peut devenir assistant manager en 18 mois via l’alternance. L’entretien professionnel bisannuel est obligatoire ; l’absence de formation certifiante sous 6 ans impose à l’entreprise d’alimenter le CPF du salarié de 3 000 €. La validation des acquis de l’expérience permet à un shift leader de décrocher un BTS « MCO » (Management Commercial Opérationnel).
Un CSE doit être instauré dès 11 salariés. Les négociations annuelles portent sur les salaires, l’égalité femmes-hommes (objectif : 50 % de femmes managers en 2027) et la QVT : lutte contre le burn-out, ergonomie poste caisse-assemblage, sécurité en livraison scooter. Un avenant « RSE-emballages » engage la filière à bannir le plastique à usage unique d’ici 2030 et à réduire de 30 % les déchets alimentaires grâce au don solidaire et aux applications anti-gaspillage.
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Souple mais protectrice, la convention collective de la Restauration rapide (ccn IDCC 1501) fournit aux enseignes l’agilité requise pour servir à toute heure, tout en garantissant aux équipiers, managers et livreurs un cadre clair, évolutif et compatible avec les exigences d’hygiène, de vitesse et de durabilité qui caractérisent ce secteur en ébullition permanente.
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