logo
Couverture de la convention

2026

Entreprises de l'industrie et des commerces en gros des v…

Convention collective :Entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes

IDCC :1534

Entrez l’adresse e-mail de réception

Icône PDF

Des carcasses de bœuf désossées à Rungis aux découpes de volaille destinées à la restauration collective, la filière gros de la viande s’appuie sur une seule convention collective : la CCN des entreprises de l’industrie et des commerces en gros des viandes, enregistrée sous le idcc 1534. Signé dès 1971, refondu en profondeur à l’issue des États généraux de l’alimentation de 2019, le texte sécurise aujourd’hui le quotidien de quelque 45 000 salariés – opérateurs d’abattage, magasiniers frigoristes, responsables qualité, techniciens R\&D produits élaborés, commerciaux B2B et cadres logistique.

Un périmètre du couteau au camion

Relèvent de la convention toutes les entreprises qui abattent, découpent, conditionnent ou commercialisent en gros viandes bovines, ovines, porcines, équines et volailles ainsi que les abats, la viande chevaline et le gibier d’élevage. Sont inclus les ateliers de produits prêts à découper, les plateformes logistiques sous température dirigée et les centrales d’achat viandes de la GMS si elles effectuent un travail de transformation minimale. Les salaisonniers et la boucherie de détail restent, eux, sous d’autres idcc.

Classification : huit coefficients pour tracer les parcours

La grille « Compétences & Responsabilités » adoptée en 2021 ventile les postes de coef 100 (agent polyvalent frigo) à coef 430 (directeur d’abattoir multi-espèces). Trois familles se distinguent :

1. Production & technique : pareur, désosseur, conducteur de ligne steak haché, chef d’équipe 5×8.

2. Qualité & support : contrôleur hygiène, technicien microbiologie, planificateur transport.

3. Commerce & management : commercial GMS, key account export, responsable site.

Passer d’un coefficient à l’autre exige de valider les critères de technicité, d’autonomie, de polyvalence et de management, souvent via les CQP de branche (désosseur sang froid, cariste frigo, manager atelier froid).

Salaires minima : millésime 2025

L’avenant salarial du 15 janvier 2025 – étendu au 1er avril – porte le plancher du coef 100 à 1 905 € bruts mensuels ; le coef 150 frôle 2 100 €; le coef 250 dépasse 2 550 €; un cadre coef 390 atteint 3 700 €. S’y ajoutent :

un *treizième mois** (versé 50 % en juin, 50 % en décembre) ;

la *prime d’ancienneté** : +2 % après deux ans, +1 % par an jusqu’à 12 % ;

la prime *froid négatif** (0,26 €/h <0 °C) et la prime coup de feu avant fêtes (forfait 38 € par semaine au-delà de 42 h autorisées).

Temps de travail : rythmes sous zéro

Le cadre légal demeure 35 h, mais la ccn autorise un cycle de modulation annuel (1 607 h) pour absorber l’afflux des commandes de fin d’année et les pics grillade d’été. Bornes : 10 h maximum par jour, 44 h de moyenne sur 12 semaines, 48 h plafond. Les cadres coef 390+ peuvent passer en forfait-jours (218 j/an) avec entretien annuel « charge & repos ». Les heures de nuit (21 h–5 h) gagnent +25 %, le dimanche +50 % ou récupération.

Santé, sécurité, pénibilité : zéro tolérance

Scies verticales ultra-rapides, sols humides sous 4 °C, charges de 30 kg : la convention impose :

* EPI fournis et entretenus (gants maille, tablier inox, chaussures S4 antiglisse, bouchons moulés) ;

* surveillance biomédicale deux fois l’an pour les postes d’abattage ;

* déclaration systématique de la pénibilité pour ports répétés, bruit > 80 dB et travail en atmosphère froide, donnant droit à des points C2P.

Le régime santé cofinancé 50/50 couvre la chambre individuelle, renforce le forfait dentaire (risques mécaniques) et intègre 10 séances ostéo. La prévoyance maintient 90 % du net six mois, 80 % les six suivants ; capital décès de trois annuités brutes.

Formation : l’avenir sans gaspillage

Chaque salarié dispose d’un droit conventionnel de 10 h/an hors CPF. Priorités 2025 : désossage à rendement matière, transition bas-carbone abattoir, IA détection défaut visuel, valorisation des bas morceaux. Les CQP branche accélèrent la montée du coef 120 vers 170 sans changer d’employeur. Par ailleurs, un parcours VAE « Responsable ligne durable » est expérimenté pour les opérateurs expérimentés.

Congés et vie pratique

En sus des cinq semaines légales : +1 jour après 10 ans puis tous les cinq ans ; deux jours déménagement tous les trois ans ; congé « transformation viande durable » (jusqu’à 6 mois sans solde) pour mission humanitaire ou food-tech, mutuelle maintenue.

Dialogue social et horizons 2026

La commission paritaire se réunit au printemps (grille) et à l’automne (prospective) : bien-être animal, capture CO₂ des fumées de cuisson, reconnaissance du métier « data analyst rendement ». Chaque avenant étendu entre immédiatement dans la convention collective : la veille Légifrance est un must.

Check-list dirigeant ou RH : classer correctement les postes, appliquer la grille 2025 sans délai, tracer modulation et froid, budgéter treizième mois & prime ancienneté, investir dans les CQP. Bien maîtrisée, la convention collective de la viande en gros – véritable levier social – sécurise les équipes et renforce la confiance des clients… jusqu’à la dernière côte.

Pratique

Pratique

Livre numérique intégral au format PDF

Accès immédiat 24/7

Accès immédiat 24/7

Livraison instantanée par email

Mise à jour

Mise à jour

Conforme aux dernières réglementations

Certifié et légal

Certifié et légal

Textes officiels issus du site Légifrance

Convention Collective Entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes - IDCC 1534