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2026

Coiffure et professions connexes

Convention collective :Coiffure et professions connexes

IDCC :2596

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Depuis le 10 juillet 2006, la convention collective de la coiffure – plus connue sous l’acronyme CCN Coiffure, idcc 2596 – façonne le quotidien de quelque 90 000 salariés et 50 000 établissements, des salons indépendants aux franchises de centre commercial. Revue par plus de quarante avenants, elle conjugue créativité artistique et cadre social solide.

Un champ large, du shampooing au nail art

La convention couvre toute entreprise dont l’activité principale relève du code NAF 96.02A : coiffure mixte, barber-shop, prestations afro, mais aussi onglerie, maquillage permanent, spa capillaire ou vente de produits destinés à l’entretien du cheveu. Sont également inclus les « professions connexes » – esthétique-cosmétique, accueil, vente et fonctions administratives – dès lors qu’elles opèrent sous la même enseigne.

Une classification en trois filières et neuf échelons

Le texte ventile les emplois en filière technique (coiffeurs), non-technique (vente, accueil) et administrative, chacune découpée en niveaux et échelons. Côté technique par exemple, on part du niveau 1-échelon 1 (coiffeur débutant) pour culminer au niveau 3-échelon 3 (manager hautement qualifié ou animateur de réseau). Cette cartographie, révisée tous les trois ans, sert de balise pour la promotion et les minima salariaux.

Rémunérations minimales : l’avenant 48 du 23 janvier 2024

La grille revalorisée – étendue au Journal officiel du 31 mai 2024 – fixe désormais le plancher mensuel (35 h) à 1 794 € pour les deux premiers échelons, puis à 1 804 € pour le coiffeur confirmé et 2 134 € pour un manager de premier niveau. Le sommet de l’échelle, manager hautement qualifié, atteint 3 197 € (échelon 3) voire 3 291 € selon expérience. Ces montants valent également pour la filière esthétique, la non-technique et l’administratif, avec des coefficients spécifiques.

Outre le fixe, la branche maintient une prime d’ancienneté annuelle : 36 € dès cinq ans, 49 € à sept ans, et jusqu’à 117 € après vingt ans, cumulables sans plafond.

Durée et organisation du travail : souplesse calibrée

La référence reste 35 heures, mais l’article 8.2.4 autorise une modulation sur douze mois jusqu’à 1 582 heures annuelles – un amortisseur précieux lors des pics « mariages » ou fêtes de fin d’année. L’amplitude quotidienne ne peut dépasser 10 heures et la moyenne hebdomadaire 44 heures sur douze semaines.

Le temps partiel suit l’accord du 14 septembre 2021 : plancher à 24 h (dérogation possible à 14 h sur demande écrite), six avenants « complément d’heures » par an et majoration de 10 % sur les heures complémentaires, 25 % si elles dépassent un tiers du contrat.

Le contingent d’heures supplémentaires atteint 200 h par an (80 h en cas de modulation), assorti d’un repos équivalent ou d’une majoration (+25 % puis +50 %).

Majoration dimanche, nuit et jours fériés

Le travail dominical repose sur le volontariat confirmé tous les six mois ; il se double d’un repos compensateur ou d’une majoration fixée par accord local, jamais inférieure à +25 %. Les nocturnes au-delà de 21 h sont majorées de 20 % minimum, un dispositif pensé pour les salons de centre commercial élargissant leurs horaires.

Congés et moments de vie

Outre les cinq semaines légales, le texte prévoit un jour supplémentaire après dix ans d’ancienneté, deux à quinze ans et quatre à vingt ans. Les coiffeurs partant en retraite bénéficient d’une indemnité conventionnelle adossée au salaire moyen des douze derniers mois. Les absences rémunérées pour mariage, PACS, naissance ou décès dépassent souvent le Code du travail, signe de l’effort d’attractivité d’une branche en tension.

Santé, prévoyance et sécurité au bac

Un régime frais de santé de branche, renégocié en avril 2024, prend en charge la chambre individuelle sans reste à charge, renforce le forfait optique et inclut l’ostéopathie. Pour les arrêts maladie, la prévoyance maintient 80 % du net pendant trois mois puis 75 % les trois mois suivants ; elle verse un capital décès équivalant à trois mois de salaire brut multiplié par le nombre d’années de présence, plafonné à trois annuités.

La sécurité n’est pas en reste : l’employeur fournit gratuitement blouses, gants et protections respiratoires pour les techniques chimiques. Le suivi dermato-allergique figure dans la visite médicale périodique.

Formation : moteur de fidélisation

La CCN soumet chaque salon à une obligation de montée en compétences : au moins une journée de formation par an et par salarié, prise en charge par l’OPCO EP (techniques de coupe, balayage durable, gestion digitale du rendez-vous). Trois Certificats de qualification professionnelle – styliste-visagiste, manager de salon, barbier-spécialiste – jalonnent les parcours.

Dialogue social : un brushing semestriel

La commission paritaire permanente (CPPNI) négocie deux fois par an : en janvier sur les salaires, en juillet sur la prospective métier (robot-shampooing, colorations végétales, IA pour la prise de rendez-vous). Les avenants étendus s’insèrent directement dans la convention collective, d’où l’importance d’une veille régulière.

Veillez à classer chaque poste sur le bon niveau, anticipez la prime d’ancienneté dans le budget, encadrez la modulation dans les contrats et conservez les justificatifs de volontariat dominical : une application rigoureuse de la ccn IDCC 2596, c’est le meilleur soin protecteur pour l’image sociale de votre salon… et pour vos comptes d’exploitation.

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