
2026
Industries alimentaires diverses25 Pages
IDCC :3109
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Négociée le 21 mars 2012, la convention collective des cinq branches industries alimentaires diverses – plus connue sous l’acronyme CCN IAD, idcc 3109 – fédère aujourd’hui les biscuiteries-confiseries, torréfacteurs & boissons gourmandes, préparations diététiques, sociétés d’aliments infantiles et fabricants de glaces. Du laboratoire chocolat jusqu’à l’atelier céréales prêtes-à-consommer, près de 45 000 salariés dépendent de ce texte devenu la référence sociale unique du « snacking sucré » français.
La convention s’applique à tout établissement relevant des codes NAF 10.72Z, 10.82Z, 10.86Z, 10.89A et 10.89B, y compris les plateformes logistiques et centres R & D internes. Objectif : offrir une colonne vertébrale commune à un tissu d’entreprises où se côtoient groupes multinationaux et PME familiales, avec le même souci : conjuguer saisonnalité, contraintes sanitaires strictes et besoin d’innovation gustative.
Depuis 2022, chaque poste est évalué au regard de quatre critères (technicité, initiative, management, environnement) ; il reçoit un nombre de points placé dans un niveau (1 à 6) et un échelon (E1 à E3). Ce système remplace les anciennes appellations « ouvrier / ETAM / cadre » et sert de boussole pour les salaires, les parcours de mobilité et l’accès aux formations de branche.
L’avenant n° 28 signé en février 2025 a révisé la grille pour suivre l’inflation : le niveau 1-E1 ouvre désormais à 1 781,92 € bruts mensuels (soit 22 630,38 € annuels), quand le niveau 3-E3 dépasse 1 811,92 € et le niveau 5-E3 franchit 2 500 €. Le sommet de la grille (niveau 6-E3) flirte avec 3 800 € bruts mensuels. Ces seuils, impératifs dès six mois d’ancienneté, remplacent ceux fixés par l’avenant 22 de janvier 2024.
La prime d’ancienneté reste adossée au minimum conventionnel : +2 % après deux ans, +6 % à six ans, +9 % à neuf ans et +12 % à douze ans. Les salariés reçoivent en outre une prime de douche ou de froid lorsque leur poste l’exige (glaces, conditionnement surgélation).
Le socle légal demeure 35 heures, mais l’IAD vit au rythme des lignes et des pics de commandes :
* Annualisation possible jusqu’à 1 607 h ; chaque accord d’entreprise fixe le calendrier indicatif.
* Amplitude journalière : 10 h, portée à 11 h 20 lorsqu’un cycle s’étale sur deux jours, ou à 10 h sur trois jours, sauf dérogation Inspection du travail.
* Majoration des heures supplémentaires : +25 % jusqu’à la 43ᵉ, +50 % au-delà.
Le travail de nuit (21 h-5 h) ouvre droit à +20 % du taux horaire, celui du dimanche et des jours fériés à +100 % ou repos équivalent suivant accord local.
Au-delà des cinq semaines légales, la caisse de congés « SNIAA Congés » verse une prime de vacances de 30 % de l’indemnité légale. Un jour supplémentaire est octroyé après 10 ans d’ancienneté puis tous les cinq ans, et un congé sabbatique « création gourmande » peut aller jusqu’à 11 mois sans solde. En cas de rupture, le préavis réciproque est de deux mois pour les niveaux 4-5 et trois mois pour le niveau 6.
L’accord de branche 2023 aligne un panier de soins renforcé (chambre individuelle, orthodontie adulte, forfait diététicien) financé à 50 % par l’employeur. Côté prévoyance, le maintien de salaire atteint 90 % du net pendant trois mois, 80 % les trois suivants, avec un capital décès de trois annuités brutes. Les EPI – charlottes, chaussures de sécurité S2, gants anti-coupure – sont fournis et remplacés aux frais de l’entreprise.
Parce que l’IAD innove sans cesse (réduction sucre, protéines végétales, écoconception packaging), chaque salarié bénéficie d’un droit conventionnel de 10 h annuelles hors CPF, finançable via OCAPIAT : hygiène HACCP, allergènes, maintenance 4.0 ou marketing nutritionnel. Trois CQP maison (conducteur de ligne sucrée, opérateur conditionnement ultrafin, animateur qualité sensorielle) permettent de gravir les niveaux de classification.
La CPPNI se réunit deux fois l’an : en février pour la grille salariale, en octobre pour la prospective. Au programme 2026 : automatisation low-carbone des cuissons, sécurisation de l’IA générative dans la formulation d’arômes et reconnaissance des métiers « food hacking ». Chaque avenant étendu s’imbrique immédiatement dans la convention collective, d’où l’importance d’une veille semestrielle.
– Vérifiez la pesée de chaque poste ; un point en moins, c’est un rappel de salaire en embuscade.
– Appliquez sans tarder la grille 2025 ; même un accord maison ne peut aller au-dessous.
– Tracez votre annualisation : des cycles mal documentés finissent souvent devant l’inspecteur du travail.
– Intégrez prime de vacances et ancienneté dans vos budgets prévisionnels – elles pèsent vite sur la marge.
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La ccn idcc 3109 n’est pas qu’un recueil réglementaire : c’est la recette qui donne la juste dose de protection salariale et de flexibilité industrielle. Bien maîtrisée, elle sécurise la qualité, fidélise les équipes et soutient l’innovation sucrée qui fait rayonner l’agroalimentaire français.
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