
2026
Maisons à succursales de vente au détail d'habillement25 Pages
IDCC :675
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Signée le 30 juin 1972, régulièrement toilettée depuis et désormais incontournable pour les enseignes Zara-like comme pour les chaînes régionales, la convention collective des maisons à succursales de vente au détail d’habillement (ccn n°3065, idcc 675) dessine le cadre social de plus de 120 000 salariés répartis dans quelque 8 500 magasins. Sous son vernis rétro se cache un texte vivant, capable d’absorber l’e-commerce, la vente omnicanale et l’ouverture dominicale.
La convention s’applique dès qu’une entreprise détient au moins deux points de vente d’habillement exploités en nom propre ; peu importe le format (boutique de centre-ville, outlet, magasin de gare) et le mode de distribution (physique ou click & collect). Les structures franchisées conservent leurs propres règles, mais les filiales intégrées d’un même groupe tombent automatiquement sous le giron IDCC 675.
Le texte ventile les emplois en trois blocs : employés (niveaux E1 à E4), agents de maîtrise (AM1-AM2) et cadres (C1-C3). Chaque barreau combine technicité, autonomie et responsabilité commerciale. Les partenaires sociaux réexaminent la cartographie tous les trois ans pour y intégrer de nouveaux profils – vendeur omnicanal, visuel merchandiser digital, chef de projet RSE – et ajuster les passerelles de carrière.
L’accord du 9 décembre 2024 a rehaussé la valeur de référence de 1,6 %. Résultat : le « salaire de référence » servant de socle à toute la grille s’établit à 1 826,77 € bruts mensuels à compter du 1ᵉʳ janvier 2025. Dans le détail :
* Employés E1 : 1 780 € ; E4 : 1 842 €
* Agents de maîtrise AM1 : 1 920 € ; AM2 : 1 995 €
* Cadres C1 à C3 : de 2 276 € à près de 2 950 € bruts
Ces planchers s’entendent pour 151,67 h mensuelles ; toute heure au-delà suit le régime des heures supplémentaires (+25 % jusqu’à la 43ᵉ, +50 % ensuite).
La durée légale reste 35 h, mais la ccn autorise une modulation sur douze mois jusqu’à 1 600 h, avec plafond quotidien à 10 h et moyenne de 44 h sur douze semaines. Le contingent d’heures sup’ atteint 180 h annuelles.
* Temps partiel : plancher conventionnel à 24 h hebdomadaires (dérogation possible à 14 h sur demande écrite) et possibilité de six avenants « complément d’heures » majorés de 10 %.
* Durée minimale de demi-journée : 3 h 30 ; une journée complète ne peut être inférieure à 6 h effectives.
Le travail dominical repose sur le volontariat écrit pour des périodes renouvelables de six mois. Le salarié bénéficie d’un repos compensateur et/ou d’une majoration spécifique prévue par l’accord d’entreprise, à défaut +25 % au minimum. La nocturne (après 21 h) ouvre droit à un supplément pouvant grimper à +20 % selon la tranche horaire, et les jours fériés suivent un régime identique ou un repos de remplacement fixé localement.
L’avenant du 10 avril 2024 a consolidé la couverture santé de branche : forfait optique renforcé, prise en charge intégrale de la chambre individuelle et remboursement des médecines douces, le tout financé à 50 % par l’employeur. Le régime de prévoyance maintient 80 % du net dès le premier jour d’arrêt pendant trois mois, puis 75 % jusqu’à six mois, et prévoit un capital décès égal à trois fois le brut annuel.
Au-delà des cinq semaines légales, la convention accorde un jour supplémentaire à dix ans d’ancienneté, deux à quinze ans et quatre à trente ans ; un congé déménagement de deux jours est disponible tous les trois ans. Les départs en retraite s’accompagnent d’une indemnité conventionnelle proportionnelle à la durée de carrière dans l’enseigne.
Chaque salarié dispose d’un droit conventionnel de 12 h de formation annuelle dédiée aux thèmes merchandising digital, éco-conception textile ou vente responsable, finançable via le CPF et l’OPCO Commerce. La branche pilote aussi trois CQP (vendeur-conseil mode, manager de rayon, responsable visuel merchandising) pour sécuriser les compétences rares.
La commission paritaire de branche se réunit deux fois par an : en février pour la grille salariale, en juillet pour les dossiers stratégiques. En 2025, les partenaires sociaux planchent sur la sobriété énergétique des boutiques, la gestion des retours e-commerce et l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le conseil client.
Veiller au bon classement de chaque poste, intégrer d’emblée la modulation annuelle dans les contrats, budgéter les majorations dominicales avant les pics de fêtes et assurer une veille semestrielle sur Légifrance : respecter la convention collective IDCC 675, c’est protéger l’enseigne des rappels de salaire et muscler la marque employeur dans un univers où la fidélité du personnel vaut souvent autant que la tendance de la saison.
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